Les compétences clé pour devenir un orientaliste 2.0

Source photo : The Economist

A l’heure actuelle, les spécialistes en arts, civilisations et lettres doivent s’adapter à de nouvelles méthodes de travail liées à la révolution numérique.

Le domaine des études orientales ne fait pas exception à la règle.

Parallèlement à son domaine d’expertise, l’orientaliste est ainsi amené à développer des compétences spécifiques pour entrer de plein pied dans l’univers des humanités digitales.

Les humanités digitales ou numériques (Digital Humanities en anglais) se situent à l’intersection des sciences humaines et informatiques. Elles se caractérisent par:

-l’utilisation de technologies pour collecter et exploiter des données;

-l’interaction inter- et intra-disciplinaire entre chercheurs;

-l’adoption de nouveaux modes de diffusion des résultats scientifiques.

Pour l’orientaliste, apprenti ou confirmé, il est indispensable d’intégrer ce nouveau paradigme.

Dans cette perspective et par conséquent, trois types de compétence s’avèrent nécessaire :

 

1/Des compétences informatiques

Pour commencer, il y a bien entendu des compétences informatiques de base: par exemple, la maîtrise des outils de bureautique traditionnels (traitement de texte, tableur…) et de recherche en ligne (catalogues, bases de données bibliographiques…).

En plus de ces prérequis, il est possible de déterminer des compétences informatiques communes à tous les humanistes numériques, dont les orientalistes:

-maîtriser le langage XML pour préparer des sources textuelles digitales dans un format standard ;

-savoir exécuter un script Python en fonction du système d’exploitation utilisé (Windows, Linux ou Mac OS X) pour manipuler et analyser des données de manière efficace;

-savoir utiliser un CMS (système de gestion de contenu) pour publier du contenu sur le web sans connaissances techniques avancées ;

Il ne s’agit pas de devenir un expert en informatique mais bien de se familiariser avec certaines ressources de manière à optimiser son potentiel de recherche.

 

2/Des compétences collaboratives

L’acquisition de nouvelles compétences informatiques va de paire avec une capacité à collaborer.

Cette collaboration se généralise avec des spécialistes appartenant à la même discipline ou à des disciplines différentes.

Les orientalistes requièrent en effet davantage l’expertise d’ingénieurs et de scientifiques capables d’assumer la partie technique d’un projet.

Citons par exemple le traitement automatique des images, l’analyse de corpus ou encore la création de bases de données.

 

3/Des compétences communicatives

Avec l’avènement d’Internet, de nouveaux moyens de diffusion des productions scientifiques ont fait leur apparition.

Le blog scientifique, les carnets de recherche et les réseaux sociaux académiques à l’instar d’Academia.edu permettent de publier des résultats provisoires ou partiels.

Le contenu peut être mis à disposition du public sous une licence Creative Commons pour faciliter le diffusion et le partage.

Les résultats de la recherche peuvent ensuite être relayé sur les réseaux sociaux généralistes afin d’élargir l’audience scientifique et favoriser les interactions entre spécialistes.

 

Conclusion

Les usages numériques ont considérablement transformé le travail des chercheurs en sciences humaines.

L’orientaliste, même lorsqu’il travaille sur des sujets relatifs au monde ancien, vit dans l’ère du temps: la culture numérique fait désormais partie intégrante de sa discipline.

Pour devenir un orientaliste 2.0, il faut donc être en mesure de se former continuellement à de nouvelles technologies afin de pouvoir faire face aux défis de la recherche actuelle.

 

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